
Depuis trois décennies, le travail d'Éliette DAMBÈS
s'articule autour d'une même obsession.
Corps amputés pour que ne reste que l'essentiel, organes greffés en un absolu du désir. L'Humain se continue animal, végétal, minéral ; s'incarne tout entier dans une partie de sa chair en même temps qu'il s'unit au monde: sur quelques centimètres carrés se résument la Femme, ses rêves, ses fantasmes, ses peurs, mais aussi le regard que l'Autre porte sur elle.
Érotisme et douleur se confondent en une violente hétérogénéité.
La technique atteint son paroxysme sous des traits d'une infinie précision, dans un foisonnement de détails.
L'ombre et la lumière entraînent le regard vers les vénustés de corps abandonnés.
Univers troublant qui nous renvoie à notre infime humanité.....
